Lima - Trujillo, 9h de bus, 486 km, niveau de la mer
Trujillo - Lima, 10h de bus, 486 km, niveau de la mer
Lima - Puno, 25h de bus, 1290 km, de 0m à 3800m d'altitude
Puno - Copacabana, environ 4h de trajet, deux combis et un taxi, 143 km, même altitude
Copacabana - Isla del Sol, deux heures de bateau, même altitude.
Après quelques jours reposant à Lima, nous prenons un bus de nuit pour Trujillo, et plus précisément la petite ville de Huanchaco le long du Pacifique.
Nous arrivons dans un des pires hostel jamais vu, qui en plus nous coute relativement cher par rapport au service. Nous laissons Laura, malade, dormir toute la journée et partons, Maxime et moi, à la recherche d'une meilleure auberge pour le reste de la semaine. Nous tombons alors dans la rue sur Isabelle, québécoise qui tient une auberge pour des prix défiant toute concurrence à l'autre bout de la ville. Le lieux est un petit repaire à français tendance hippie, ultra calme et réellement pas cher (3€ la nuit pour un dortoir féminin à quatre lits!).
Nous y emménageons donc le lendemain. Maxime et Laura ne reste que quelques jours et s'en vont pour d'autre plages plus au nord du Pérou, et je reste une semaine entière, à griller sur la plage et visiter les ruines impressionnantes des civilisations Chimiu et Moche, malgré tout magnifiques.
Je repars le lundi soir pour Lima. Dix heures de bus en perspective, et le soir le concert de Coldplay au stade national du Pérou. Je passe ma journée à flâner dans Lima. Je déjeune pour pas cher dans un petit restaurant face à Magnolia, une péruvienne retraitée qui me fait la conversation. C'est ça aussi le Pérou, quand toutes les tables d'un restaurant sont prises on met les gens seuls face à face !
Après quelques câlins aux chats du parc à chat du centre de Miraflores (le quartier de mon auberge), je pars pour le concert où je rencontre un frère et une soeur péruviens. Ils sont déchainés, tout comme le publique en grande partie péruvien mais aussi bolivien pour beaucoup. Les ola s'enchainent et dès qu'un technicien apparait sur scène, il se fait acclamer par la foule.
Je rentre en taxi avec mes deux nouveaux amis péruviens et après une petite nuit, il est déjà temps de partir. Le Pérou c'est fini pour moi, je dois être à midi à la gare routière pour mon bus à destination de Puno.
Parlons en de ce bus. Après celui pour Cusco qui avait mit trois heures de plus à cause d'une roue à changer, celui-ci s'arrête toutes les heures pour checker sa roue avant, pour au final devoir la changer le lendemain matin et nous faire perdre... trois heures de nouveau ! Mais le trajet est sympathique, très beau et cinq des passagers autours de moi étaient aussi au concert, une d'Arequipa et un couple de Tupiza, à l'autre bout de la Bolivie, faisant deux jours de bus aller et deux retour spécialement pour le concert, se plaignant de ne jamais avoir aucun artiste à La Paz.
La nuit dans ce bus fut absolument magnifique. Nous sommes alors sur des routes entre la fin du désert péruvien et le début des montagnes, la route est parsemé de virages en épingles ce qui me permet de commencer ma nuit littéralement la tête dans les étoiles: à chaque virage en épingle toutes les étoiles tournent et je peux voir l'autre coté du ciel. Les routes péruviennes ne sont jamais éclairées, il n'y a quasiment pas de lune: je me sens comme dans un planétarium mais en encore plus confortable.
Avec le retard j'arrive à Puno à 14h10. Le dernier bus direct pour Copacabana était à 14h... Je ne veux surtout pas passer une nuit à Puno alors je me dirige à l'autre terminal de la ville pour faire la route comme la plupart des locaux: tout d'abord un combi jusqu'à la frontière à environ 2h30 de route. Je n'ai pas de chance et me retrouve sur la banquette arrière à côté d'un homme qui n'est pas décidé à serrer ses jambes, d'une femme en grosse doudoune et d'une autre avec un bébé dans les bras. Autant vous dire qu'il faisait chaud, que j'avais environ 0% de mobilité possible au niveau des jambes, qu'on était à environ 10% au niveaux des bras et que deux heures trente après vingt cinq heures de bus, c'est très long. Une fois à la ville frontalière, je tente une excursion pipi dans des toilettes publique, toute une aventure! Mon gros sac ne rentre pas avec moi, il faut donc que j'arrive à tenir une lanière à travers la porte, tout en faisant mon affaire avec mon petit sac sur le ventre, le tout dans des toilettes vraiment sales.
Une fois la mission accomplie, je prend un taxi pour la frontière, il me coute un sole et il y a des personnes jusque dans le coffre, comme d'hab. Je passe la frontière à pieds, puis de l'autre coté je prend un autre combi bolivien bien moins cher, plus spacieux et pour seulement trente minutes. La nuit est en train de tomber, je suis à bout, rêve d'une douche et d'un lit.
Dès arrivée, je me dirige vers le premier hôtel en vue, pour 50BO (6,50€!) j'ai droit à une vraie chambre d'hôtel (sans étoile certes mais quand même!).
Le lendemain je reprend toutes mes affaires, cherche un wifi dans un restaurant près du port (on est bien en Bolivie, le wifi c'est pas ça...), puis embarque pour l'Isla del Sol à 13h30. Il y a deux heures de trajet jusqu'au nord et je rencontre deux chiliens sympathiques sur le bateau. En arrivant on trouve un hôtel pour 25BO la nuit (encore une fois j'ai une chambre individuelle avec un lit deux place et vue sur le lac). Le nord de l'ile est très jolie, il y a une petite plage où les enfants se baignent, les vaches aussi d'ailleurs. Des cochons, des ânes et des chats se balades un peu partout. Nous arrivons au moment de la réunion du village, où tous les habitants sont réunis, et discutent en Aymara, la langue de la région.
A part ça, rien à faire sur l'ile mais il n'y a pas un bruit et il n'y a définitivement rien de plus relaxant.
Je repars pour Copacabana le lendemain à 13h, passe une nuit de plus à Copacabana. Il fait un froid de canard au point que je me glisse sous mes couvertures toutes habillée avec en plus un deuxième pull, un bonnet et une écharpe. Toutes les journées sont magnifiques sur le lac Titicaca mais toutes les nuits sont pluvieuses, venteuses, glaciales, orageuses et même parfois agrémentées de grêles, et même aussi parfois agrémentées de grêles qui passe à travers le toit de la réception de l'hôtel !
Le lendemain matin je me réveille tôt, brave le froid pour prendre une bonne douche et file prendre un bus pour La Paz où je compte rester une nuit.





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