samedi 30 avril 2016

Aventure Sucrée

Potosi - Sucre, quatre heures de bus, 156 km, de 4600m à 2780m d'altitude

   Arrivée à Sucre, 13h, libération.
La ville est belle, aérée, peu polluée, lumineuse et, cerise sur le gâteau, chaude !
Ici pas besoin de dormir avec quatre couvertures et trois pull, et je peux même me balader en tongues et short. Libération.
Je rencontre dans le bus Angie, une australienne, on partage le taxi de la gare routière jusqu'au centre pour rejoindre nos auberges respectives. On se pose, prend une douche, et on se retrouve à 14h pour aller déjeuner ensemble. Sur le chemin on croise un groupe de trois françaises avec qui Angie avait fait le Salar d'Uyuni la semaine précédente: Laura, Aurélie et Sophie.
J'ai de nouveau le sourire, le ciel ne présente pas le moindre nuage, rien de plus agréable.
Après déjeuner, Angie et moi allons au mirador de la ville. L'air de rien, on est encore à près de 3000m d'altitude et monter n'est pas facile facile, mais la vue en faut la peine.
Le soir nous nous retrouvons à l'auberge des filles où il y a une soirée "dances boliviennes". 

   Le lendemain matin, je pars m'acheter des fruits au marché. Parlons en de ce marché: les femmes des stands de fruits vous offrent un million de morceaux de fruits espérant vous faire acheter chez elles. Leurs fruits sont délicieux d'ailleurs, le melon est juteux et la mangue sucrée... En face, il y a les stands de vendeurs de poulets. Ici ça sent plus la chaire de poulet froide plutôt que le poulet braisé des marchés français, autant vous prévenir. Derrière il y a les vendeurs de viande rouge, avec leur gros morceaux à même les carreaux en céramique blanche des stands, les mouches s'y donnant à coeur joie. Quelques carcasses de chèvres ouvertes en deux et non dépecées agrémentent les allées. Autant vous dire que ce n'est pas le lieu de prédilection d'un(e) végétarien(ne) sensible à la cause animale...
A l'étage par contre, vous trouverez tous les stands de légumes, les avocats noirs, bien murs et savoureux, les femmes assises dans un coin qui vendent des citrons vert et du choclo (maïs blanc aux grains très larges). Un peu plus loin, il y a les soupes, de légumes ou bien avec une ou deux pattes de poulets dedans. En redescendant en direction de la cours arrière, après les gâteaux, on trouve les vendeuses de patates andines diverses et variées, et en face, les vendeuses de jus et de fruits frais coupés. Elles sont en hauteur avec tous leurs fruits devant elles, et leurs jus sont délicieux. Elles vous serviront un verre puis vous diront "un poquito mas ?" et vous en rempliront un deuxième tout entier, pour le même prix bien évidemment.
Le soir je retrouve les trois françaises pour un petit verre et nous allons nous coucher tôt étant donné que le lendemain nous allons tôt à un marché artisanal loin de la ville.

   Le matin donc, à 8h30 comme prévue, je retrouve les filles dans la rue et Florie, une amie, qui vient d'arriver à Sucre après son bus de nuit. Nous partons en taxi puis en bus à 1h30 de Sucre pour le fameux marché artisanal de Tarabuco, uniquement présent le dimanche dans un tout petit patelin bolivien. Nous nous baladons dans les allées, faisons quelques emplettes, puis prenons un verre sur une petite terrasse avant de reprendre le bus pour rentrer. Ah, ce bus, ou plutôt mini van. Toute une aventure. Ou comme diraient certains "TIB" (This Is Bolivia), en tant qu'explication à toute chose étrange ou douteuse vue en Bolivie. La route est montagneuse, on monte en altitude et donc forcément avec de gros virages. Or nous sommes en Bolivie, et nous avons la fâcheuse impression que les chauffeurs (de mini van comme de gros bus d'ailleurs) n'ont pas appris qu'il était très dangereux de doubler dans des virages, et d'autant plus en montagne. Nous avons eu quelques frayeurs, avons réellement failli se prendre un autre mini van qui, lui, doublait dans un virage... Mais nous sommes bien arrivées saines et sauves!
Le soir nous allons diner dans un petit café avec un verre de vin rouge. Ce n'est pas le meilleurs, le vin bolivien est particulièrement sucré, mais ça fait du bien !

   Lundi midi je retrouve Florie pour déjeuner avec Loïc et Géraldine, deux francophones de mon auberge, dans un très bon restaurant végétarien, puis nous partons à la recherche désespérée de fils à bracelets. Après une longue recherche on va s'installer boire un verre à l'auberge des trois françaises pour se soulager un peu de la chaleur de Sucre. Les filles nous retrouvent vers 17h, elles dinent et partent pour La Paz dans la soirée. Après quelques bières nous rentrons nous coucher, le lendemain matin nous comptons aller tôt voir des cascades dans la région.
On se retrouve à 9h30 avec Loïc et Florie pour prendre le combi qui doit nous emmener dans un petit village pour pouvoir commencer la balade à pieds. Selon les dires d'autres personnes, le chemin n'est pas facile à trouver mais quand même. On part donc tous les trois, il est 11h, on demande à quelques personnes du village le chemin, chacune nous en dit un un peu différent et toujours très vague, genre "c'est par là-bas" avec un geste du bras... 
Bon on tente une, deux, trois petites rues, on ne trouve rien, toujours des culs de sac. Des gens nous avaient dit qu'ils y étaient allés par la route, on sort donc du village et on part à pieds sur la route. On marche, on marche, puis on demande notre chemin à un mec en voiture, qui nous dit qu'il faut descendre à la prochaine vers le lit de la rivière. On descend, on arrive dans un cul de sac devant un cimetière. On tente d'aller plus loin à travers la végétation mais je suis en tongues, il y a des épines énormes un peu partout, dont une qui s'est plantée dans la chaussure de marche de Loïc, je tiens à mes pieds, on est un peu désespérés, il est midi, il fait très chaud, on repart en arrière sur la route.
On nous avait parlé d'un pont, on le voit au loin, on marche jusqu'à lui, on demande notre chemin, on nous dit qu'il faut longer la rivière en quittant la route. On s'exécute et se retrouve cent mètres plus loin dans un cul de sac. Encore. 
Je m'assoie sur une pierre, entame une sieste la tête dans mes genoux: mes pieds me font mal, j'en ai ras-le-bol, je laisse les autres décider de mon sort. 
Bon, on décide de reprendre la route, plus loin Loïc demande le chemin à une dame, qui lui dit qu'il faut quitter la route à la prochaine à gauche et ensuite descendre, que de là-bas on verra déjà les cascades. Enfin une qui à l'air de savoir de quoi elle parle. On y va, ouf ! On voit les cascades ! Au loin, certes, mais on les voit, on commençait à se demander si ce n'était pas une légende urbaine, que tous les touristes ont tentés, que personne ne les a jamais trouvé et qu'ils racontent tous qu'ils les ont trouvé pour ne pas perdre la face...
On s'assoie sous LE petit arbre pour déjeuner, il est près de 14h, on est tous les trois exténués. En mangeant, on se fait attaquer par des fourmis rougeasses, on leur jette des peaux d'avocat, en deux minutes, ce qui était vert devient rouge... 
Florie et moi n'avons pas du tout la motivation pour continuer, il faut descendre, le chemin n'a pas l'air hyper bien dégagé et les cascades ne sont pas si magnifiques que ça, on décide de rentrer par la route en stop, en espérant qu'une voiture passe. Loïc, lui, continue jusqu'aux cascades.     
On est donc repartis, on marche jusqu'au pont, ça descend, et on attend là-bas à l'ombre d'un arbuste, qu'une voiture passe. On ne veut pas marcher plus loin parce que ça monte et qu'il fait très chaud.

   Après environ vingt minutes d'attente sans la moindre voiture, il y en a une qui passe dans l'autre sens. Elle s'arrête et deux gamins descendent. Ils viennent nous voir, ils veulent de l'aide pour un devoir d'anglais: ils nous filment et on répond à des questions en anglais. Ils sont tout gentils et très timides, nous remercient et repartent. Ils font demi-tour et repartent dans l'autre sens mais on voit bien que leur voiture est pleine. Puis, un peu plus haut, le plus petit sort et nous demande ou on veut aller. On lui dit au prochain village pour prendre le bus, il nous dit de venir. On lui demande si il est sure qu'il y a assez de place, il part voir, revient et nous fait signe de venir.
Effectivement ils nous ont fait de la place. Je m'assoie donc à l'arrière avec Florie sur les genoux, à côté de nous il y a deux mama boliviennes en tenue traditionnelle (donc gros jupons...), une des deux à un bébé de quatre mois dans les bras, devant la deuxième, une petite filles de quatre ans se tient debout pour nous laisser la place de nous assoir. A l'avant, le jeune qui avait le devoir d'anglais conduit, on pense qu'il doit avoir quinze ans, à côté de lui son petit frère avec sur ses genoux un autre enfant de quelques années. Oui, vous comptez bien, nous étions neuf dans la voiture. Certes, pas tous adultes mais quand même ! Voila, encore une fois, TIB.
Ils nous déposent au village et on peut enfin prendre le bus de retour.
   Une fois de retour, quand Loic rentre à l'auberge, il m'annonce que le chemin était en fait très simple à partir du village et prenait environ trente minutes de marche pour arriver aux cascades. Et le pire c'est qu'on avait bien failli le prendre mais que l'on pensait que c'était un cul de sac... 
Tant pis, les pires aventures font les meilleures histoires !
Mercredi on prend notre temps, on déjeune au restaurant végétarien puis on va se prendre un dessert à la pâtisserie française qui se trouve dans ma rue. On part pour notre bus à 19h, conduit en taxi par Julio Cesar, très gentil et qui fait tout son possible pour qu'on arrive à l'heure pour notre bus malgré les bouchons.
Et nous voila partis pour huit heures de bus jusqu'à Tupiza plus au sud.

The Adventurous Sucre

Potosi - Sucre, four hours of bus, 156 km, from 4600m to 2780m above sea level

   Arrival in Sucre, 1pm, freedom.
The city is nice, clean, not much polluted, full of light and, the best, warm!
Here you don't need to sleep with four covers and three sweaters, and you can even walk around in short and flip-flops. Freedom.
I meet Angie in the bus, an australian girl, we share the cab to our hostels. We leave our stuff there, take a shower, and meet again for lunch. On the way there, we meet three french girls that Angie knows for having done the Salt Flats of Uyuni with them the week before: Laura, Aurélie and Sophie.
I am smiling again, the sky doesn't show the smallest cloud, nothing is nicer than that. After lunch, Angie and I go visit the mirador of the city. It doesn't seem so but we are still quite high in altitude and going up isn't that easy, but the view is worth it.
At night we meet at Angie's and the girl's hostel for a "bolivan dances" night.

   The next morning, I go to the street market to buy some fruits. Let's talk about this market: the women selling fruits offer you pieces of fruits hoping to get you to buy them. And they are indeed delicious, the cantaloupe is juicy and the mango is sweet...
In front of them are the poultry sellers. Here it smells more of cold chicken flesh than of nicely grilled chicken like in French markets. Behind are the red meat sellers, with their big meat pieces directly set on the white ceramic of the booths, and the flies are more than happy with the situation. A few corpses of goat, open in two, still with their skin, decorate the alleys. Let me tell you that the place is not made for a vegetarian sensitive to the animal's well being...
On top of the stairs, you will find all the vegetables, the black advocadoes, well ripe and delicious. There are women sitting in corners selling limes and choclo (white corn with very large seeds). A bit further, are the soups, made of vegetables or with one or two chicken leg in it. Going back down, to the back patio through the cakes alley, you will find the andine potatoes sellers, and in front of them, the juice women are standing a bit higher behing all their fruits, and their juices are delicious. They will serve you a full glass and then will tell you "un poquito mas ?" and will fill up your glass again, for the same price obviously.
At night I meet the french girls for a drink and then we go to bed early because the next day we are going early to a handcraft market.

   So in the morning, 8:30am, I meet the girls in the street and Florie, a friend, who just arrived in Sucre after her night bus. We leave by cab and then take a small bus for one hour and a half from Sucre to the handcraft market of Tarabuco, only there on Sundays in a very tiny bolivian village. We walk around the alleys, buy a few things and have a drink in front of a small restaurant before going back by bus. Oh this bus, or combi actually. A full adventure. Or as some would say "TIB" (This Is Bolivia), as an explication to any thing odd and weird seen in Bolivia. The road to the village is in the mountains, we are going up and so obviously with quite big turns. But we are in Bolivia, and we really start to think that the combi and bus drivers never learned that it was very dangerous to pass a car in a turn, and even more on a mountain road. We have been scared a few times during that ride, actually almost hit another combi that was on the wrong side of the road in a turn... But we arrived all well!
At night we go have dinner in a small coffee shop, with a glass of red wine. Bolivian wine is far from the best, way too sweet, but it feels good anyway!

   Monday morning I meet Florie for lunch with Loic and Geraldine, two french speakers from my hostel, in a very good vegetarian restaurant, and then we go on a desperate search for macrame strings (to make bracelets). After our long search, we go have a cold drink at the three french's hostel to get away from Sucre's warmth. The girls are back around 5pm, they have dinner and are off to La Paz in the evening. After a few beers, Florie and I go to bed, the next day we will wake up early to go sea waterfalls in the region.

   We meet at 9:30am with Florie and Loic to go take a combi to a small village from where we can start the walk to the waterfalls. As some people told us, the way is not very easy to find but it is doable. So here we go, all three of us, it is about 11am, we ask a few people in the village for the way, each tell us something quite different and always very unclear, like "over there" with a gesture of the arm...
Ok, we try one, two, three small streets, don't find anything, always dead ends. Some people had told us they had been there by the big road, so we get out of the village to go walk on the road.
We walk, walk, and ask our way to a guy in a car, he tells us to go down to the river on the next left turn. We go there and end up in a dead end in front of a cemetery. We try anyway to go a bit further through the vegetation but I am wearing flip-flops, there are huge pines everywhere, one even got stuck into Loic's walking shoe. I care about my feet, we are a bit desperate, it is noon, very warm, we go back to the road.
Some people had told us about a bridge, we see it from afar, walk until there, and ask our way. They tell us to follow the river off the road. We do that and end up, a hundred meters later, in a dead end. Again.
I sit down, start a nap with my head on my knees: my feet are starting to hurt, I am starting to get really pissed, I leave the other two decide for me of the next step.
Ok, we decide to take back the road, further on, Loic asks a woman for the way, she tells us to leave the road on the next left turn and then to go down, that from there we will already see the waterfalls. Finally someone who seems to know what she is talking about. We go there, finally! We see the waterfalls! Far away, indeed, but we see them. We were starting to think that it was a myth told by tourists, that everybody tried, never reached any waterfall and made it up to not seem too dumb...
We sit there under THE one small tree around for some lunch, it is almost 2pm, all three of us our tired. Eating, we get attacked by kind of red ants, we throw them some advocato skin, and in two minutes what was green becomes all red...
Florie and I are not at all motivated to keep going, we would have to go down and the way doesn't seem very easy, and anyway the waterfalls aren't that amazing. So we decide to go back to Sucre, by the road, hoping to hitchhike one of the few cars passing by. Loic keeps going on his own. So here we go, down to the bridge, we wait there for a car in the shadow of a tiny bush. We don't want to walk further as it goes up and is very warm.

   After about twenty minutes waiting without seeing a single car, one passes the other way. It stops and two young guys come out of it. They come and see us, they want some help for an english homework: they film us while we answer to simple questions in english. They are very nice and shy, thank us and leave. The car turns around and they go back our way, but we can see that the car is fully packed already. A bit higher up the road, the youngest gets out and asks us where we want to go. We tell him that we want to reach the next village to take our bus, he tells us to come. We ask him if he is sure there is space for us, he goes to check and tells us it is fine.
Indeed they made us some room. So I sit in the back with Florie on my lap, on our side are two bolivian women in traditional clothing (so with their very large skirts), one of them has a four months old baby in her arms, in front of the other, a four years old girl is standing to leave us some space to sit. In the front, the young with the english homework drives, we think he must be around fifteen years old, and on the last seat, sit his his little brother with another kid on his lap. Yes, you counted right, we were nine in the car. Ok, not all of us grown ups but still! Once again, TIB.
They drop us off in the village and we can finally take our bus back to Sucre.

   Once to my hostel, when Loic comes back, he tells me that the way was actually very easy to take from the village and was only about thirty minutes down to the waterfalls. And the worst is that we almost took it but that we thought it was a dead end...
Whatever, the worst adventures make the best stories!
Wednesday we take our time, go have lunch at the vegetarian place and go have a pastery at the French bakery in my street. We leave at 7pm, driven by Julio Cesar, very nice cab driver who did everything for us to arrive on time for our bus despite the trafic.
And here we go for an eight hours drive to Tupiza in the south.

jeudi 28 avril 2016

Pollution, Sorcières et Malédiction

Copacabana - La Paz, quatre heures de bus, 155 km, de 3800m à 3660m d'altitude
La Paz - Potosi, dix heures de bus, 538 km, de 3660m à 4600m d'altitude

   J'arrive à La Paz en début d'après-midi, la vue de la ville par le dessus est impressionnante. Elle occupe les pans de toutes les montagnes en formant son centre au milieu de la vallée. Impressionnante, mais cette cuvette est également un enfer dont la pollution des vieux bus à fumée noire ne peut s'échapper et où il devient parfois difficile de respirer, et encore pire si l'on ajoute à cela l'altitude du lieu. 
Chanceuse, mon auberge se situe à quelques dizaines de mètres du terminal de bus. Il s'agit d'une ancienne brewerie gigantesque. Le lieu est plutôt beau et agréable et il y a des pancakes au petit dej! J'arrive dans ma chambre et rencontre tout de suite Kate, l'américaine qui dort dans le lit au-dessus du mien. Elle est très gentille et me propose directement de venir avec elle et son amie, Elena, à un combat de catch féminin en tenue traditionnelle bolivienne, les Cholitas !
Une heure plus tard nous voila partie. Le spectacle est vraiment marrant, les cholitas jouent la comédie, se soulèvent les jupons, se tirent par les nattes...
En revenant à l'auberge, nous voila partie pour quelques bières au bar, suivi de la soirée karaoké du jour. 

       L'horloge inversée de La Paz

   Le lendemain matin, je n'ai pas la moindre motivation pour faire mon sac et m'en aller alors je réserve une nuit de plus. Kate, Elena et moi partons nous balader au marchés d'artisanat du centre de La Paz en cherchant le marché des sorcières. Il s'agit d'un marché traditionnel, absolument pas fait pour les touristes, où des femmes vendent toutes sortes de poudres magiques, de fioles d'amour, de grigris et surtout des foetus de lamas séchés, que tout bolivien achète lorsqu'il emménage dans une nouvelle maison pour la protéger du mauvais sort.
Nous finissons notre après-midi en un délicieux déjeuner/diner dans un restaurant mexicain qui propose des options végétariennes (hallelujah !), le plus jolie restaurant mexicain jamais vue, on aurait dit un vrai musée !
Encore une fois nous finissons au bars avec notre bière du jour offerte par l'auberge.
Le lendemain je décide de partir le soir pour Sucre. Je fais donc mon check out, puis Elena, Kate et moi partons faire un tour gratuit de la ville. Les deux animateurs sont très sympas et nous racontent pleins d'anecdotes marrantes comme comment un jeune homme de la campagne drague une cholita. Je ne vous dévoilerai pas tous les détails mais sachez que cela implique de lancer quelques cailloux, de courir, et de montrer ses mollets!
Nous allons déjeuner de nouveau au super restaurant mexicain, et en rentrant je décide de rester une nuit de plus. 

               Les foetus de lama séchés...
      Un stand de sorcière

    Le soir, après notre bière gratuite journalière, nous décidons avec le barman et quelques que personnes de l'auberge de sortir. Nous dansons jusqu'à pas d'heure, rentrons tard (ou tôt, tout dépend), et le lendemain je béni l'auberge de n'avoir à faire mon check out qu'à 13h !
Nous passons notre journée à dormir. Je squatte un lit qui n'est pas le miens, étant donné que je n'ai techniquement plus le droit de dormir dans les lieux... Et à 20h me voila parti pour la gare routière pour prendre mon bus en direction de Potosi.
J'ai 10h de route, comme dans la plupart des bus boliviens, il n'y a pas de toilettes, juste un vague arrêt en bord de route à 3h du matin. Le départ de La Paz de nuit est tout aussi impressionnant que l'arrivée, cette fois-ci tous les pans de montagnes qui nous entourent sont remplies des lumières des nombreuses maisons, et l'on se rend vraiment compte de l'étendue gigantesque de la ville.

                La montagne maudite de Potosi

   J'arrive tôt à Potosi, la ville maudite, à cause de la grande montagne qui la surplombe. Cette montagne maudite qui tue les mineurs dans ses entrailles alors qu'il partent à la recherche d'argent. 
Potosi fut du temps des colons espagnols la plus grosse source d'argent du monde. Mais aujourd'hui la ville argentée est déchue. C'est une des cinq plus haute ville du monde, à 4600m d'altitude, elle est devenue très pauvre, polluée et plus très belle. Les pauvres hommes y viennent pour miner en espérant faire fortune mais ils travaillent comme des bêtes dans des conditions dangereuses et étouffantes à l'intérieur de la montagne, ne gagnent qu'une misère et ont une durée de vie moyenne de 45 ans, finissant par mourir en crachant du sang du fait de la poussière fine respirée à longueur de journée dans les galeries. Un travail terrible pour une vie terrible. 
Je n'ai pas du tout aimé Potosi. La ville est sale et polluée, les habitants pas vraiment accueillant... Mais j'ai aimé y voir les zèbres boliviens: le gouvernement emploie dans les grandes villes des jeunes rigolos qui se déguisent en zèbres et passent leurs journée à arrêter les voitures pour aider les habitants et surtout les enfants à traverser la route sans se faire écrasés. Ils sont toujours très gentils, marrant et pleins d'énergie.
Etant claustrophobe je n'ai pas visité les mines mais me suis rabattue sur un cloitre encore en partie utilisé, où, à l'époque, les soeurs entraient vers leurs 18 ans et ne ressortaient jamais, même leurs corps étaient enterrés dans le couvent. Elles ne pouvaient plus jamais voir leur famille, à part une heure par mois au travers d'une grille. Le couvent est magnifique cependant avec un jardin luxuriant au milieu.
Le lendemain matin à la première heure, je file à la gare routière pour sauter dans un bus en direction de Sucre, la capitale administrative du pays.

                                     Un des zèbres de Potosi

Pollution, Witches and Curses

Copacabana - La Paz, four hours of bus, 155 km, from 3800m to 3660m above see level
La Paz - Potosi, ten hours of bus, 538 km, from 3660m to 4600m above see level.

   I arrive in La Paz in the beginning of the afternoon, the view of the city from above is very impressive. It occupies all the sides of the mountains around, leaving the center of the town in the middle of the valley. Impressive valley but also a real hell where the pollution from the old buses with their black smoke can't escape and where it often becomes hard to breath, especially if you add to this the altitude of the place.
Lucky, my hostel is only a few meters away from the bus terminal. It is a gigantic old brewery. The place is very nice and cosy and there are pancakes for breakfast! I arrive in my room and immediately meet Kate, the american who sleeps on the bed above mine. She is very nice and directly proposes me to go with her and her friend Elena to watch women wrestling in traditional bolivian clothing, the Cholitas!
And here we go one hour later. The show is a lot of fun, the Cholitas play their role fully, would pull each others skirts up, pull their brades...
Coming back to the hostel, we are off to the hostel's bar for a few beers, followed by a karaoke night. 

        The inversed clock of La Paz

   The next morning I have absolutely no motivation to pack my bag and to go away so I book another night. Kate, Elena and I go for a walk around the touristic market in the center of La Paz in search for the witch market. It is a traditional market not originally made for tourists, where women sell all sorts of magical powders, love filters, good luck charms and especially dried lamas's foetuses, which all bolivian buy when they move in a new house to protect it from bad charms.
We end the afternoon with a lunch/dinner in a delicious and wonderful mexican restaurant which offers vegetarian options (hallelujah!), the most beautiful mexican restaurant ever seen, a real museum! Once more we end up at our hostel's bar for our daily free beer. 

                             The dried lama feotuses
         At the witch market

   The next day I decide to leave to Sucre. So I check out and then go do a city tour with Elena and Kate. The two animators are very nice and tell a lot of funny things as for exemple, how a young man from the country sides flirts with a Cholita. I won't tell you everything but let's say that it involves throwing a few stones, some running away and showing off a calf!
We then go for lunch in our wonderful mexican place, and going back I decide at the last minute to stay one more night.
At night, after our daily beer, we decide with the barman and a few people from the hostel to go out. We dance until quite late, come home late (or early, depends on the point of view), and the next day I am very glad that the hostel doesn't ask to check out before 1pm!
We spend our day in bed. I borrow another bed than mine since I technically don't have any more right to sleep over... And at 8pm I am off to the bus terminal for my bus to Potosi.
I have a ten hours bus ride, and as most of the bolivian buses, there is no toilet onboard, just a short stop on the side of the road at 3am... Leaving from La Paz at night is as impressive as my arrival there, but this time all the sides of the mountains around are lit by the many houses, and we can really feel the gigantic size of the city.

                       The cursed mountain of Potosi

   I arrive in Potosi, the cursed city, because of the big mountain that stands above it. This cursed mountain that kills the miners in its belly as they go searching for silver.
Potosi used to be the biggest source of silver of the world at the time of the colonization. But today, the silver city sees itself left alone. It is one the five highest cities in the world, being 4600 meters above see level, the town became very poor, polluted and has lost its beauty. The poor men come here to mine, hoping to find a treasure of silver, but they end up working like animals in very dangerous and suffocating conditions inside of the mountain, earning almost nothing except a shortened life, usually only up to 45 years old, ending up dying spitting up blood because of the thin dust breathed all day long in the galeries. An awful job for an awful life.
I really didn't like Potosi. The city is dirty and polluted, the inhabitants aren't very welcoming...
But I enjoyed seeing there the bolivian zebras: the government employes funny young people in the big cities to dress up as zebras and spend their days stoping the cars to help people cross the streets, especially the kids, for them not to get run over. They always are very nice and fun, full of energy.
Begin claustrophobic, I didn't visit the mines but went instead in an old cloister still partly used, where, back in time, the nones entered at 18 and would never ever go out of it again, even their bodies were burried inside the convent. They couldn't ever see their families again, except for one hour a month across a small wonden fence. But the convent was beautiful, with a luxuriant garden. 
The next day very early, I am off to the bus terminal to jump in a bus to Sucre, the administrative capital of the country.

                                   A zebra helping to cross over

Sur la Route

Lima - Trujillo, 9h de bus, 486 km, niveau de la mer
Trujillo - Lima, 10h de bus, 486 km, niveau de la mer
Lima - Puno, 25h de bus, 1290 km, de 0m à 3800m d'altitude
Puno - Copacabana, environ 4h de trajet, deux combis et un taxi, 143 km, même altitude
Copacabana - Isla del Sol, deux heures de bateau, même altitude.

   Après quelques jours reposant à Lima, nous prenons un bus de nuit pour Trujillo, et plus précisément la petite ville de Huanchaco le long du Pacifique.
Nous arrivons dans un des pires hostel jamais vu, qui en plus nous coute relativement cher par rapport au service. Nous laissons Laura, malade, dormir toute la journée et partons, Maxime et moi, à la recherche d'une meilleure auberge pour le reste de la semaine. Nous tombons alors dans la rue sur Isabelle, québécoise qui tient une auberge pour des prix défiant toute concurrence à l'autre bout de la ville. Le lieux est un petit repaire à français tendance hippie, ultra calme et réellement pas cher (3€ la nuit pour un dortoir féminin à quatre lits!).
Nous y emménageons donc le lendemain. Maxime et Laura ne reste que quelques jours et s'en vont pour d'autre plages plus au nord du Pérou, et je reste une semaine entière, à griller sur la plage et visiter les ruines impressionnantes des civilisations Chimiu et Moche, malgré tout magnifiques.

                         Un mur de la cité Chimiu Chan Chan

         Un mur d'une piramide Moche avec une sculpture peinte du dieu des Moches

   Je repars le lundi soir pour Lima. Dix heures de bus en perspective, et le soir le concert de Coldplay au stade national du Pérou. Je passe ma journée à flâner dans Lima. Je déjeune pour pas cher dans un petit restaurant face à Magnolia, une péruvienne retraitée qui me fait la conversation. C'est ça aussi le Pérou, quand toutes les tables d'un restaurant sont prises on met les gens seuls face à face !
Après quelques câlins aux chats du parc à chat du centre de Miraflores (le quartier de mon auberge), je pars pour le concert où je rencontre un frère et une soeur péruviens. Ils sont déchainés, tout comme le publique en grande partie péruvien mais aussi bolivien pour beaucoup. Les ola s'enchainent et dès qu'un technicien apparait sur scène, il se fait acclamer par la foule.
Je rentre en taxi avec mes deux nouveaux amis péruviens et après une petite nuit, il est déjà temps de partir. Le Pérou c'est fini pour moi, je dois être à midi à la gare routière pour mon bus à destination de Puno.
Parlons en de ce bus. Après celui pour Cusco qui avait mit trois heures de plus à cause d'une roue à changer, celui-ci s'arrête toutes les heures pour checker sa roue avant, pour au final devoir la changer le lendemain matin et nous faire perdre... trois heures de nouveau ! Mais le trajet est sympathique, très beau et cinq des passagers autours de moi étaient aussi au concert, une d'Arequipa et un couple de Tupiza, à l'autre bout de la Bolivie, faisant deux jours de bus aller et deux retour spécialement pour le concert, se plaignant de ne jamais avoir aucun artiste à La Paz.
La nuit dans ce bus fut absolument magnifique. Nous sommes alors sur des routes entre la fin du désert péruvien et le début des montagnes, la route est parsemé de virages en épingles ce qui me permet de commencer ma nuit littéralement la tête dans les étoiles: à chaque virage en épingle toutes les étoiles tournent et je peux voir l'autre coté du ciel. Les routes péruviennes ne sont jamais éclairées, il n'y a quasiment pas de lune: je me sens comme dans un planétarium mais en encore plus confortable.


                            Le conseil du village sur l'Isla del Sol

   Avec le retard j'arrive à Puno à 14h10. Le dernier bus direct pour Copacabana était à 14h... Je ne veux surtout pas passer une nuit à Puno alors je me dirige à l'autre terminal de la ville pour faire la route comme la plupart des locaux: tout d'abord un combi jusqu'à la frontière à environ 2h30 de route. Je n'ai pas de chance et me retrouve sur la banquette arrière à côté d'un homme qui n'est pas décidé à serrer ses jambes, d'une femme en grosse doudoune et d'une autre avec un bébé dans les bras. Autant vous dire qu'il faisait chaud, que j'avais environ 0% de mobilité possible au niveau des jambes, qu'on était à environ 10% au niveaux des bras et que deux heures trente après vingt cinq heures de bus, c'est très long. Une fois à la ville frontalière, je tente une excursion pipi dans des toilettes publique, toute une aventure! Mon gros sac ne rentre pas avec moi, il faut donc que j'arrive à tenir une lanière à travers la porte, tout en faisant mon affaire avec mon petit sac sur le ventre, le tout dans des toilettes vraiment sales. 
Une fois la mission accomplie, je prend un taxi pour la frontière, il me coute un sole et il y a des personnes jusque dans le coffre, comme d'hab. Je passe la frontière à pieds, puis de l'autre coté je prend un autre combi bolivien bien moins cher, plus spacieux et pour seulement trente minutes. La nuit est en train de tomber, je suis à bout, rêve d'une douche et d'un lit.
Dès arrivée, je me dirige vers le premier hôtel en vue, pour 50BO (6,50€!) j'ai droit à une vraie chambre d'hôtel (sans étoile certes mais quand même!). 
Le lendemain je reprend toutes mes affaires, cherche un wifi dans un restaurant près du port (on est bien en Bolivie, le wifi c'est pas ça...), puis embarque pour l'Isla del Sol à 13h30. Il y a deux heures de trajet jusqu'au nord et je rencontre deux chiliens sympathiques sur le bateau. En arrivant on trouve un hôtel pour 25BO la nuit (encore une fois j'ai une chambre individuelle avec un lit deux place et vue sur le lac). Le nord de l'ile est très jolie, il y a une petite plage où les enfants se baignent, les vaches aussi d'ailleurs. Des cochons, des ânes et des chats se balades un peu partout. Nous arrivons au moment de la réunion du village, où tous les habitants sont réunis, et discutent en Aymara, la langue de la région.
A part ça, rien à faire sur l'ile mais il n'y a pas un bruit et il n'y a définitivement rien de plus relaxant.

                                     La plage au nord de l'Isla del Sol

   Je repars pour Copacabana le lendemain à 13h, passe une nuit de plus à Copacabana. Il fait un froid de canard au point que je me glisse sous mes couvertures toutes habillée avec en plus un deuxième pull, un bonnet et une écharpe. Toutes les journées sont magnifiques sur le lac Titicaca mais toutes les nuits sont pluvieuses, venteuses, glaciales, orageuses et même parfois agrémentées de grêles, et même aussi parfois agrémentées de grêles qui passe à travers le toit de la réception de l'hôtel !
Le lendemain matin je me réveille tôt, brave le froid pour prendre une bonne douche et file prendre un bus pour La Paz où je compte rester une nuit.

On The Road

Lima - Trujillo, 9 hours of bus, 486 km, sea level
Trujillo - Lima, 10 hours of bus, 486 km, sea level
Lima - Puno, 25 hours of bus, 1290 km, from 0m to 3800m above sea level
Puno - Copacabana, about 4 hours trip, two mini vans, 143 km, same altitude
Copacabana - Isla del Sol, 2 hours of boat, km, same altitude.

   After a few calm days in Lima, we take a night bus to Trujillo, or more exactly to the small town of Huanchaco along of the Pacific ocean.
We arrive at one of the worse hostel ever, which is quite expensive in comparison with the services. We leave Laura, who is sick, sleeping all day long and we go, Maxime and I, in search for a new hostel for the rest of the week. And there we meet Isabelle in the street, a woman from Quebec who holds a hostel with the lowest prices ever seen, on the other side of town. The place is filled with french people kind of hippies, super calm and really cheap (3€ a night for a feminine four beds dorm!).
So we move there the next day. Maxime and Laura only stay a few more days before setting off to prettier beaches in the north of Peru, and I chill there a full week between the beach and the visits of impressive ruins of Chimiu and Moche civilizations.

                           A wall in the Chimiu city of Chan Chan
                 A peinted and sculpted wall in a Moche piramid of the Moche god

   I'm off on the Monday to Lima. Ten hours of bus and the next night Coldplay's concert in the Peruvian national stadium. I spend my day chilling in Lima, have a cheap lunch in a tiny restaurant sitting at the same table as Magnolia, an old Peruvian lady with whom I talk for the time of my meal. It's also this Peru, when all the table of a restaurant are taken, you go sit in front of the ones who are alone at their tables!
After going to cuddle a bit with the cats in the cat's park at the center of Miraflores (the neighborhood where my hostel is), I leave for the concert where I meet a Peruvian brother and sister. They are full of energy, as is the public which is mostly Peruvian but also Bolivian for a big part. The "ola" are going on for a while one after the other, and each time a staff guy appears on stage he is being clapped by the whole stadium.
I go home sharing a cab with my two new friends and after a short night, it is already time to leave. Peru is over for me, I have to be at noon at the bus station for my bus to Puno.
Let's talk about that bus. After the one to Cusco that had had a three hours delay because of a wheel to change, this one is stopping every other hour to check its front wheel, to finally change it the next morning and giving us ... a three hours delay again! But the trip is nice, really beautiful and five of the other passengers around me were also at the concert, including one from Arequipa and a couple from Tupiza, on the other side of Bolivia, who came only for the concert, doing four days of bus ride back and forth, complaining to never have any artist coming to La Paz.
That night in the bus was absolutely beautiful. We were on the road at the end of the desert, before the beginning of the mountains, with loads of turns, which enabled me to start my night with the head literally in the stars: at each turn I could see the other side of the sky. The Peruvian roads are never lit, there was almost no moon, I felt like in a planetarium but even more comfortable.


                               The village council on the Isla del Sol 

   With the delay I arrive in Puno at 2:10pm. The last straight bus to Copacabana was at 2:00... I really don't want to spend one night in Puno so I go to the other terminal of the city to do the trip like the locals: first a small combi to the border about two hours and a half away. I am not very lucky and get in last so I can only sit in the back by a man who really wasn't decided on sharing any bits of his space, a woman with a big coat on and another one with a baby on her lap. Let's say that it was warm, that I had just about 0% of possibility to move my legs, and just about 10% for my arms, and that two hours and a half is a very long time after twenty five hours in a bus. Once at the border city, I try and use the public bathroom, a full adventure! My big backpack doesn't fit in with me, so I have to figure out a way to hold it through the closed door, at the same time using the toilet with my small backpack on my front, all of it in very dirty toilets...
Once the toilet mission over, I take a cab to the border, which costs one sole only and is filled up up to the trunk, as usual. I pass the border walking, and once on the other side I take another combi but way cheaper as it is Bolivian, with way more space and only for half an hour. The night is falling, I am exhausted and dreaming of a shower and a bed.
As soon as I arrive, I go to the first hotel in sight, for 50BO (6,5€ !) I have a real hotel room (not of very high standing obviously, but still!).
The next day I take all my stuff, go look around town for a wifi around the harbor (this is Bolivian, wifi isn't the most common thing...), and then take the boat to the Isla del Sol at 1:30 pm. There is a two hours boat ride to the north of the island and I meet two nice Chilean guys on the boat. Arriving we find a hostel for 25BO (once again I have an individual room with a big bed and a view on the lake). The north of the island is very pretty, there is a small beach where the kids bath, the cows as well actually. Pigs, donkeys and cats are a bit everywhere. We arrived there at the time of the town's council, where all the inhabitants meet, and talk in Aymara, the region's language.
Apart from that, there is absolutely nothing to do on the island, but there is no noise whatsoever and definitely nothing more relaxing. 

                           The beach of the northern part of the Isla del Sol

   I leave back to Copacabana the next day at 1pm, and spend one night there. It is awfully cold to the point that I go under my covers fully clothed with on top a second sweater, a hat and a scarf. All days are absolutely beautiful around the Titicaca lake, but all nights are rainy, windy, super cold, with thunder storm and even sometimes with hail, and even sometimes with hail that passes through the roof on the top of the reception of the hotel!
The next morning I wake up pretty early, take over the cold to go under a nice and warm shower and go get a bus to La Paz where I intend on spending one night only.

samedi 23 avril 2016

Décors Magnifiques

   Nous arrivons à Nazca très tôt et partons immédiatement pour l'aéroport après avoir négocié un taxi dans le centre de la ville. Le chauffeur nous affirme que nos trois sacs à dos tiennent dans le coffre de sa toute petite voiture, on ne le croit pas et il y arrive ! Le trajet est assez amusant. Il commence par un "en voiture Simone" de la part du chauffeur et nous sort toutes les expressions françaises qu'il glane auprès des touristes. Il nous propose au passage une belle offre pour survoler les lignes de Nazca, un prix tout à fait correcte pour voir toutes les lignes dans un petit avion (qui nous permet d'avoir chacun une fenêtre). Nous sommes cinq avec un couple d'allemands. L'avion est effectivement tout petit. Et je recommande aux personnes souffrant de mal des transport de s'abstenir. En effet, en plus de toutes les petites turbulences, pour nous faire voir à chacun chaque figure (donc un coup a droite et un coup à gauche), l'avion effectue des virages assez impressionnant, qui se sentent à l'intérieur si vous voyez ce que je veux dire. Mais le vol vaut le coup, en plus d'être assez marrant (pour ceux qui aiment les sensations), les lignes de Nazca, bien que pas aussi visible que sur toutes les photos connues, sont tout de même bien intéressantes.

         Avec Laura dans le petit avion
                          La ligne du Colibri 

   Une fois le vol terminés, nous partons directement prendre un bus de 2h30 pour Ica, un peu plus au nord. Je n'ai plus un rond sur moi et en voulant retirer des sous la machine m'avale gentiment ma carte. Petite montée de stress, je discute avec la conseillère de la banque qui me dit que maintenant ma carte est détruite... Heureusement que je voyage avec deux amis, seule j'aurai du trouver un moyen de rejoindre l'ambassade française à Lima (à 6h de route) sans un sous. Pekin Express c'est bien mais dans ces conditions ça me tentait moyen.
Laura et Maxime payent donc tout pour moi pour les trois jours suivant, le temps que je trouve une solution. Une fois le stress redescendu, nous prenons un taxi pour Huacachina, une oasis à dix minutes de la ville. Quand je dis oasis, il s'agit réellement d'une oasis. Nous sommes au beau milieu du désert péruvien qui s'étend sur une grande partie de la cote et du sud du pays (Lima est en plein dedans!), et un grand lac entouré de palmier s'y trouve au milieu des géantes dunes de sable. Nous trouvons une chambre pour trois dans un hôtel avec piscine, se qui n'ai pas pour nous déplaire après les température hivernales des Andes. Je passe ma soirée à régler mes problèmes bancaire, ayant enfin un accès wifi, dans un cadre plutôt exceptionnel pour le coup. 

                           Notre team de buggy
                                  Les dunes dans le désert autour de l'Oasis

   Le lendemain nous profitons de la piscine puis allons faire un tour de buggy de deux heures dans les dunes. On continue dans les sensations forte et entre deux descente de dunes en buggy, nous pouvons en descendre quelques unes allongés sur des planches de snowboard ! La première descente fait froid dans le dos, y allant la tête la première, mais on fini par y prendre gout !
Le soir nous sortons avec des amis de Maxime que l'on retrouve sur place, dans la petite boite de nuit de l'oasis...
Le lendemain est une journée chargée. Nous partons dans la matinée pour Pisco, une ville proche d'Ica, afin d'aller à Paracas, une réserve naturelle sur la côte. Arrivée à Paracas, nous cherchons désespérément un hôtel, mais arrivant en plein milieu de la semaine sainte, nous ne trouverons rien à moins de 15€ par personne, pas vraiment notre budget... 
Nous décidons donc de faire un tour en bateau sur le Pacifique pour allez voir les îles Ballestas dans l'après-midi puis de prendre un bus pour Lima. Le bateau nous fait faire le tour des îles pour que l'on puisse voir, entendre et sentir (!) les nombreux lions de mer qui l'habite. On a aussi la chance de voir quelques pingouins et une quantité phénoménale d'oiseaux en tout genre.
Une fois de retour sur la terre ferme (le Pacifique, c'est pas le lac Titicaca, ça bouge...), on repart à Pisco pour prendre un bus de quatre heure pour Lima. On loupe presque l'arrivée, étant tous endormis profondément et le chauffeur devant nous réveiller!
On arrive à minuit et demi à notre auberge. 
Le sud du Pérou c'est déjà fini, prochaine étape, une pause sur la cote nord, une fois la semaine sainte et ses prix affolants passés. 

                  L'oasis de Huacachina
               Trois lion de mer qui dorment dans les iles Ballestas



Wonderful Sceneries

   We arrive at Nazca very early and head directly to the airport after negociating a taxi in the main square. The driver is positive that he will be able to put all three of our backpacks in the tiny tiny trunk of his car, we obviously don't believe him but he makes it ! The ride is quite funny. It starts with "en voiture Simone", a french expression that the driver learned somehow somewhere and then for 15 minutes he tries and tell us all of the many french expressions he learned from all the tourists who come by Nazca. By the way, he talks to us a nice offer to fly above the Nazca lines, a pretty low price to see all of the lines in a small plane (to have every one with a window). We are five with a couple from Germany in the plane. And indeed, the plane is very small. People who would be stomach sensitive should definitely not do that. Indeed, on top of all the small turbulences, to enable each of us to see each line (so once on the left, once on the right), the plane would take some quite strong turns, which you could definitely feel inside your body, if you know what I mean. But the flight is definitely worth it. On top of being quite funny (for those who like sensations), the Nazca lines, although not as strongly visible as on the well known pics, are very interesting.

                                         
                                            In the plane with Laura
                          The Colibri line 

   Once the flight over, we go directly get a two hours and a half bus to Ica, a bit more north. I don't have a single cent left with me and as I was trying to draw money, the ATM took my card. After a bit of stress, I talk to the woman responsible for the bank who tells me that my card has now been destroid for sure... At this point I was very lucky to be travelling with two friends, as alone I would have had to find a way to get to the French ambassy in Lima (six hours of bus away) without any money. The Amazing Race always fascinated me but I didn't really want to try it out in these conditions and alone.
So Laura and Maxime payed everything for me for the next three days, the time for me to find a solution. Once the stress back to its naturally low level, we take a cab to Huacachina, an oasis ten minutes away from the city. When I say "oasis", I really mean oasis the way we all imagine it. We are in the middle of the peruvian desert which occupies a big part of the south and coast of the country (Lima is right in the middle of it !), and there is a big lake surrounded by palm trees in the middle of giant sand dunes. We find a three beds room in a hotel with a pool, which is very nice after the winter temperature of the Andes. I spend my evening figuring out my bank's issues, surrounded by a very nice scenery.

                                      Our buggy team
                          The desert around Huacachina
                                    The oasis of Huacachina

   The next day we enjoy the pool and then go do a buggy tour for two hours in the dunes. We continue with the strong sensations and between two dunes in the buggy, we did some sand boarding down some of the big dunes lying on the snow boards! The first one is really scary, as we are going down head first, but in the end it is actually very funny!
At night we go out with some of Maxime's friends who are in Huacachina at the same time. We spend a very good night in the only dance club of the oasis...
The next day is a very full one. We go in the morning to Pisco, a city close by Ica, to go visit Paracas, a natural reservation on the coast. Once in Paracas, we desperatly look around for a hotel, but we are in the middle of the saint week, and we can't find anything under 15€ per person, so let's say, not really in our budget...
We finally decide to take a few hours boat tour on the Pacific to go see the Ballestas Islands in the afternoon and then take a bus to Lima in the night. The boat tour goes around the islands for us to be able to see, hear and smell (!) the many sea lions that live in it. We also are lucky enough to sea a few pinguins and loads of birds of all sorts.
Once back on dear land (the Pacific is not Titicaca lake, it move a little bit...) we go back to Pisco to take our four hours bus to Lima. We almost missed the stop, all sound asleep with the driver having to wake us up once in Lima. We arrive at minight thirty at our hostel. The south of Peru is already over, next step will be a little pause on the northen coast, once the saint week and its crazy prices over.

                                     Three sea lions sleeping on the Ballestas Island



mercredi 20 avril 2016

El Condor Pasa

Puno - Arequipa, 6 heures de bus, 310 km, de 3800 à 2330 mètres d'altitude.

   Arrivée à Arequipa de nuit, après six longues heures de bus avec une femme à coté de moi qui avait visiblement peur de tomber malade puisqu'elle mettait une petite serviette sur sa bouche et son nez à chaque fois que j'éternuais ou toussais (je suis bien malade depuis ma saucée au Machu Picchu...). A tel point que pour dormir elle mettait sa serviette sur tout son visage...
Je m'achète quelques pains pour faire effet de diner, malheureusement ils n'ont absolument rien à voir avec ceux de Puno et ceux-là sont affreusement secs.
Le matin je petit déjeune et fait connaissance d'une mexicaine partie pour voyager dix jours et jamais rentrée depuis sept mois. On part faire un tour gratuit de la ville, j'y retrouve également Laura, la française rencontrée à Cusco. Après la visite, notre petite équipe (entre temps nous sommes passés de trois à sept) part déjeuner dans un restaurant français recommendé par des français, où le déjeuné (entrée, plat, boisson) est à 8 soles (environ 2€...). Le chef est français, vient d'ouvrir son établissement et a un succès fou. La nourriture elle, est absolument délicieuse et ça fait du bien de manger un peu français après près de 7 mois!

                          Des vicunas devant le volcan Misti !
             Attention, il peut y avoir des lamas sur la route !


   Arequipa est une ville magnifique, elle porte le nom de la ville Blanche pour la couleur de ses batiments mais surtout parce qu'après la colonisation seuls les espagnols y vivaient. Et cette ville magnifique est surplombée par un paysage à couper le souffle: le volcan Misti qui avoisine les 6000m d'altitude (nous sommes à 2300) ne se trouve qu'à quelques dizaines de kilometres, et une grande chaine de montagne avec des neiges éternelles complète parfaitement le paysage. Mais cet environnement à un prix: comme un peu partout au Pérou, la région est sujette aux tremblements de terre extrêmement fréquents (le dernier conséquent, en 2001, à d'ailleur fait tomber une des deux tours de la géante cathédrale, aujourd'hui reconstruite et un peu plus blanche que la première), mais le plus grand danger est le Misti, qui est encore en activitée aujourd'hui... Sa dernière érruption violente date du 15ème siècle et connait depuis des explosions de temps en temps (la dernière en 1985) mais le jours où il se décidera de nouveau, tous les villages de ses flancs seront avalés, et Arequipa tiendra lieu de nouvelle Pompéi, alors recouverte d'une couche épaisse de ses cendres.

                                        
                                Un court arrêt à 4900m d'altitude avec une belle vue sur les volcans

   Le lendemain matin, Laura, Maxime (un ami de Laura) et moi-même partons pour deux jours en bus visiter le canyon de Colca connu pour ses condors majestueux. En mal d'argent et avec peu d'envie de marcher deux jours à plus de 3000m d'altitude, nous prenons un tour tout ce qu'il y a de plus touristique mais qui nous permet de voir de nombreux Lamas, Alpaca et Vicunas (non, ils se ressemblent, mais ce ne sont pas les mêmes animaux !) le long de la route, de se baigner dans des thermes bien chauds haut dans les montagnes aux portes du canyon, d'en apprendre plus sur les danses folkloriques de la régions, qui sont relativement osées malgré leurs tenus peu dévoilantes, et surtout, d'assister au vol des condors au dessus de nos têtes au milieu du canyon. Le lieu où nous pouvons les observer est une falaise du canyon de un kilomètre de profondeur, mais en prenant le point culminant du canyon et son point le plus bas, 5000m de différence, cela en fait le canyon le plus profond du monde. Nous avons de la chance et pouvons voir une petite dizaine de condors, et relativement près.


                             
                                   L'entrée du canyon

   Une fois rentrés à Arequipa, nous recupérons nos affaires et filons prendre un bus pour faire les 10h qui séparent Arequipa de Nazca pendant la nuit.
Malgré la beauté du canyon et de la ville, je note un petit bémole: les prix pour gringos... Un détail nous a effectivement un peu énervé, l'entrée du canyon est payante, pas de problème là-dessus, sauf que les étrangers doivent s'acquitter de 70 soles, soit près de 20€, même en n'y restant qu'un seul jour, même pour l'Europe ce tarif parait vraiment cher pour poser les pieds dans un site naturel. Mais le pire dans tout ça, c'est la préférence nationale. Dans un sens j'encourage cette idée, il semble normal que les locaux puissent profiter de leurs terres mais la différence est indécente. Un étudiant péruvien ne paye que 5 soles pour entrée, soit un peu plus de 1 euros, un péruvien 20 soles (soit environ 5€) mais le dimanche un couple de péruvien peut rentrer à deux pour 20 soles (soit 2€50 chacun) et un sud américain ne paye que 40 soles (soit environ 10€). Un étudiant étranger ? Qui as la carte d'étudiant internationale ? 70. La différence est énorme et injustifiée. Nous avons également rencontré un couple helvetico-péruvien. Pour aller au Machu Picchu, la femme suisse est obligée de prendre le train touristique qui coute un bras (malgré 30 ans de mariage avec un péruvien), mais son mari peut prendre le train pour locaux qui ne coute presque rien. Si il veut bien entendu, il peut prendre le train touristique et payer cher mais n'a toujours pas le droit de voyager avec sa femme, puisqu'étant péruvien il doit utiliser un wagon spécifique du train...
Le tourisme est l'essence de ce beau et riche pays, mais il a tendance à empoisonner les mentalités au point de perdre tout bon sens pour se faire de l'argent sur le dos des étrangers, malheureusement.


                          Le vol des condors 



El Condor Pasa

Puno - Arequipa, 6 hours of bus, 310 km, from 3800 to 2330m above sea level.

   I arrive in Arequipa at night, after a long six hours bus with a woman on my side that apparently was very scared of getting sick because everytime I would sneeze or cough she would put a small towel on her noze and mouth (I got quite sick since the nice rain and wind on top of Michu Picchu...). It was even to the point that to sleep she would put her little towel on top of all her face, just in case, you know ...
So, once there, I buy myself a few breads to replace dinner, but unfortunately they are nothing like the wonderful ones of Puno and are awfully dry.
In the morning I have breakfast and meet a very nice mexican girl who originally went for a ten days vacation but that was seven months ago. We go take a free city tour, where I meet again Laura, the french I had met in Cusco. After the visit, our little team (in the mean time we went from three to seven people) go to have lunch at a french restaurant recommanded by other french people, where the lunch is at eight soles (about two euros). The chef is french, just opened his restaurant and is really successfull. The food is absolutely delicious and it feels good to finally eat something french after almost seven months !

                            Vicunas in front of the Misti volcano
         
       Be careful, there might be lamas on the road !

   Arequipa is a beautiful city, she bears the name of the White City because of the color of its buildings but mostly because after the colonization only the spanish were living there. And this wonderful city is surrounded by a breathtaking landscape: the Misti volcano that is close to 6000 meters high (we are at 2300) is only a few kilometers away from the city, and a big chain of mountains with eternal snows completes the view. But this beautiful situation has a price: like almost everywhere in Peru, the region suffers of frequent earthquakes (the last strong one in 2001 broke one of the two towers of the big cathedral, today rebuilt but slightly whiter than the other one), but the biggest danger is the Misti, which is still active today... Its last violent eruption was in the 15th century and since then it frequently explodes lightly (the last one was in 1985) but the day it will decide to erupt for real again, all the villages on its sides will be covered in lava, and Arequipa will be a new Pompei, as it will be covered by up to one meter of ashes.

                                   
                                     A stop at 4900 meters with a view on a few volcanos

   The next morning, Laura, Maxime (a friend of Laura) and I are off for two days in the canyon nearby, the Colca canyon, known for its majestic condors. Being with a tiny budget and not really willing to walk two days at 3000 meters above sea level, we decide to take a bus tour, the most touristic thing that exists, but that will enable us to see many lamas, alpacas and vicunas (nope, they look alike but they are very different!) on the road, to bath in thermal waters up in the mountains, to learn more about folkloric dances in the region, which are quite sexual although their dresses don't show much, and last but not least, to see condors fly above our heads in the middle of the canyon. The place where we can observe them is a cliff one thousand meters deep, but from its bottom to its highest point, the canyon is 5000 meters deep, which makes it the deepest canyon in the world. We are actually quite lucky and can see almost ten condors in total, and from quite close.


                          
                              The beginning of the canyon

   Once back to Arequipa, we go get our stuff and run to the bus terminal to do the 10 hours to Nazca during the night.
But in spite of the beauty of the canyon and the city, I would like to point out one small problem: the gringo prices... A detail that did annoy us quite a lot, there is an entrance fee to the canyon, no problem with that, except that foreigners need to pay 70 soles, so almost 20€, even to only stay there one day, even for Europe this is quite expensive to enter a natural site. But worse than that, is the national prices. In a way I agree with the idea that the people living there should be able to enjoy their lands without paying too much but the price difference is impossible to that point. A peruvian student pays only 5 soles to enter, so just like 1,5 euros, a peruvian 20 soles (so about 5€) but on sundays a couple of peruvian can enter for 20 soles (so 2,50€ each) and a south american only pays 40 soles (so 10€). A foreign student? Who has an international student card? 70. The difference is huge and inexplicable. We also met a couple, the woman from Switzerland and the man from Peru. To go to the Machu Picchu, the swiss woman has to take the touristic train which is awfully expensive (although she has been married for 30 years with a peruvian), but her husband can take the local train that is almost free. If he wants, of course, he can take the touristic train as well and pay a lot but he is still not allowed to travel with his wife, because as a peruvian, he has to sit in a specific wagon in the train...
Tourism is essential for this beautiful country but it tends to poison any kind of logical sens just to make money on the back of the foreigners, unfortunately.


     The flight of the condors!