mardi 8 mars 2016

Chutes devaaaaaaant !

Rio de Janeiro (RJ) - Foz do Iguaçu (Parana), 2h d'avion vers le sud, 1490 kilomètre, particularités: deuxièmes plus grandes chutes du monde en taille, premières en volume d'eau; frontière de trois pays, Argentine, Brésil, Paraguay.

   C'est parti, premier arrêt le sud du Brésil, Foz do Iguaçu, et quatre nuits dans son homologue Argentin, Puerto Iguazu. J'apprécie particulièrement que tout le monde dans le coin comprenne encore mon portugais, et j'en profite pour commencer en douceur l'utilisation de l'espagnol. A partir du 4 mars et mon arrivée au Pérou, il est fort probable que plus personne ne comprenne mon portugais...
J'atterri à 13h, après ne pas avoir entendu mon réveil et avoir courru à l'aéroport de Rio, avec des adieux déchirant mais heureusement court à mes colocs adorées. Tout le vol se passe tranquilement grace à un gentil retraité australien à mes côtés qui me distrait un peu de la tristesse de voir le Brésil s'en aller sous mes pieds.
Une fois arrivée, je cours avec mes sacs pour apprécier les chutes du côté brésilien dans l'après-midi. J'en oublie donc de troquer mes grosses chaussures de marches pour mes tongues, et pars sur la promenade des chutes. Chose à laquelle je n'avais absolument pas pensé dans tout ce tumulte: se promener sur ce qui s'appelle "la gorge du diable" (a garganta do diabo) ça mouille. Beaucoup. Très bien. J'ai un peu peur pour mon Ipad dans mon dos que je n'ai pas voulu laisser dans le casier, mais vu que j'écris ce texte c'est qu'il a survécu. Mes chaussures imperméables prouvent de leur efficacité. Je suis trempée jusqu'à l'os mais tout va bien. 
Tiens ! Il y a une autre petite attraction au bout du chemin ! Et si j'allais littéralement prendre une douche sous les tonnes d'eau de la chute, au-dessus d'une petite passerelle en grille ? Et bien entendu je n'enlève pas mes chaussures, mais pense tout de même à laisser mon sac à quelqu'un à côté. Le fait que je sois cinq minutes plus tard en train de vider mes chaussures de plusieurs litres d'eau, prouvera donc de la puissance de la douche...

                     Les chutes du côté Argentin

   Après un séchage et changeage rapide dans les toilettes, me voila parti pour le centre d'Iguaçu pour prendre le bus, si je le trouve, en direction de Puerto Iguazu. Après 30 minutes pour trouver l'arrêt et une heure d'attente, plus que 40 minutes de bus avec un arrêt à la frontière pour faire tamponner les passeports, et me voila en Argentine.
Ce soir je dors à 21h.

   S'en suive alors deux jours assez géniaux à visiter le côté argentin des chutes, et à prendre quelques douches, bien que pas aussi violentes que celles brésiliennes, et un petit bain matinale sous une gigantesque cascade. Le premier jour sera accompagné d'une française réunionaise et d'un sud coréen rencontrés dans le bus, et le deuxième d'une norvégienne rencontré à l'auberge, puis d'un ami à elle sud coréen croisé par hasard au milieu des chutes. Ce genre de rencontre étrange, quelqu'un qu'elle a connu il y a quelques mois au Machu Picchu et depuis croise constamment par hasard dans chaque pays ou elle va. Et ce n'est pas la seule histoire du genre que j'ai entendu. Le monde des backpackers est un tout petit monde !

                       Au-dessus des chutes argentines par une très belle journée

   Les deux jours suivant sont finalement un peu plus calme. Une petite visite d'une communauté d'indiens dans le coin en compagnie d'une anglaise de l'auberge, puis un tour dans une sorte de musée qui présentait l'artisanat local et où j'ai pu acheté un pot de délicieux Dulce de Leche fait maison, qui ne survivera certainement pas jusqu'à la France...
Le soir je fais un petite balade de deux heures pour aller voir les trois frontières au niveau de la rivière Uruguay au couché du soleil. Je n'y aurai pas mis les pieds mais au moins j'aurai vu le Paraguay de loin. 

                         Très beau couché de soleil sur trois pays en même temps

   Et me voila de nouveau, le sac à dos remplis, les chaussures de marche aux pieds (elles ne tiennent pas dans le sac à dos ...), prete à partir pour l'aéroport brésilien et à m'envoler vers Lima ce soir, même si je ne suis pas tout à fait sure d'être prête à quitter définitivement le sol brésilien.

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