mercredi 9 mars 2016

Se llama Lima !

Foz do Iguaçu (Brésil) - Lima (Pérou), presque 2800 kilomètres, 4h de vol avec Tam-Lan, direct.

   Arrivée tardive à Lima, 22h attérissage et soulagement. Je n'ai normalement pas peur en avion, mais survoler les Andes, de nuit, dans un violent orage qui illumine  magnifiquement le ciel tout entier et accessoirement nous fait passer par une bonne heure de turbulences, reste une expérience peu agréable. En revanche, passé l'orage, le spéctacle fut d'une pure beauté, à pouvoir voir les éclairs illuminant les montagnes alors que nous volions sous un ciel dégagé et remplis d'étoiles.
Une des premières sensation qui se démarque en arrivant à Lima, c'est l'air marin et l'odeur de la mer qui domine tout.

                 Pour le coup, c'est sure que je ne me suis pas trompé de pays !

   La première nuit à Lima ne sera pas un de mes meilleurs souvenirs... Suite à un problème avec mon auberge, je me retrouve dans la première trouvé sur internet 10 minutes avant mon départ. Après avoir negocié un prix relativement correcte avec un taxi, j'arrive à 23h dans la pire auberge que je n'ai jamais vu. Rien avec moi pour diner, pas de petit déjeuner compris, dès la première heure je fais mon sac et pars pour une autre qui semble bien mieux. Et effectivement, arrivée la-bas je me sens comme dans un hotel quatre étoiles en comparaison !
Je passe la matinée à visiter les ruines qui se trouvent au milieu du quartier de Miraflores. Elles furent construitent et utilisées par trois civilisations entre les années 300 et 900 après JC. Je suis donc bien au Pérou, ce pays gorgé d'un passé historique captivant et d'une forte culture.

                               
                                  Les ruines au beau milieu d'une grande capitale...

   Je passe ensuite l'après-midi à envoyer un colis en France pour essayer de me délester un peu, et en profite pour acheter les pulls péruviens que je voulais envoyer à mes frères et soeurs. Je passe pas mal de temps dans une petite boutique avec Maria Jesus, une vendeuse absolument adorable, qui fini par m'offrir des boucles d'oreilles, partage un jus de fruits de la passion avec moi parce qu'il fait une chaleur épouvantable et m'appelle "mi amor"... On discute un peu, je la comprend parfaitement mais ai encore pas mal de difficultés à m'exprimer en espagnol. Elle me demande si je suis mariée, si j'ai des enfants, et me raconte qu'elle vient du nord du Pérou, dans la région amazonienne du pays, qu'elle a été mariée à 13 ans avec un homme de plus de 30 ans qui la maltraitait, qu'elle a fini par le quitté vers 30 ans avec cinq enfants... Ces histoires de vie incroyables que l'on ne voit pas en Europe et dans les pays développés, et toujours cet envie de partager et ce bonheur de recevoir que l'on ne trouve pas non plus très souvent "chez nous". Elle m'a demandé de revenir lui dire bonjour quand je repasserai à Lima dans un mois. C'est avec grand plaisir que je retournerai la voir, si tant est que je retrouve sa petite boutique dans tous les dédales du marché !

                  Le très grand "Inka Market"

   Je fini par marcher jusqu'à la plage, et assiste à un magnifique couché de soleil alors que je vois l'océan pacifique pour la première fois de ma vie. Je rencontre alors un péruvien entièrement descendant des Incas! Ils m'apprend quelques mots de quechua pour me préparer à Cusco où certains locaux utilisent encore cette langue. Une rencontre bien marrante: peut être le seul péruvien qui parle un peu suédois et à déjà vécu trois ans entre la Finlande et la Suède. Ne voulant pas parler anglais, on trouve un équilibre avec lui en espagnol et moi essentiellement en portugais un peu arrangé pour les mots qu'il ne comprend pas.

                    La première fois que je me retrouve face à l'Océan Pacifique...

   Mon dernier jour à Lima est vite expédié vu que je dois partir pour la gare routière avant 3h. Je prend le petit dèj avec une Uruguayenne très très sympas qui me donne pas mal de conseils pour la suite de mon voyage vers la Bolivie, et deux équatoriens qui ont fait 47h de bus depuis Quito juste pour passer quelques jours à Lima. On va déjeuner ensemble un ceviche au marché, la spécialité de Lima.
Et me voila, écrivant depuis le bus de luxe qui m'enmène à Cusco en 22h. Mais en comparaison avec les bus européens je pense que les 22h vont passer tranquilement vu le comfort exceptionel du bus: sièges en cuire extra moelleux, très larges (3 au lieux de 4 par rang), qui s'allonge presque completement, petite table à disposition et oreiller, couverture et diner inclus !
Les prochaines nouvelles seront la découverte de Cusco, l'acclimatation à 3400m d'altitude et le tant attendu Machu Picchu !

                Le très bon ceviche péruvien du marché !

Se llama Lima

Foz do Iguaçu (Brazil) - Lima (Peru); about 2800 kilometers, 4 hours flight with Tam-Lan, direct.

   Arriving late in Lima, 10 pm, landing and relief. I usually am not scared in planes but flying above the Andes, by night, in a violent thunderstorm that beautifully lightens the whole sky and makes us go through more than one hour of turbulences, is not a nice experience. Although, once the thunderstorm passed, the show is absolutely fabulous, with big lightnings lightening up the mountains while flying under a beautiful and starry sky.
One of the first sensation in Lima is the marine air and the strong smell of the sea that takes the noze.

                           No doubt to be in the right country anymore !

   My first night in Lima won't stick as my best memory... After a problem with my hostel, I end up in the first hostel reserved on the internet 10 minutes before leaving to the airport. After negotiating a more or less decent price with a taxi, I arrive at 11pm at the hostel, the worst I have ever seen. I have nothing with me to have diner and no breakfast is served, in the first hour I pack up my stuff and run to another hostel that seems much better. And indeed, arriving there I feel like in a four stars hotel in comparison !
I spend the morning visiting the ruins that are in the middle of the neighborhood of Miraflores. They were built and used by three succeeding civilizations between the years 300 and 900 after christ. I am indeed in Peru, this country full of a captivating history and strong culture.

                                   
                                Ancient ruins in the middle of a big capital...

   I then spend the afternoon sending a box to France to try and get a bit lighter. I also take to opportunity to send Peruvian sweaters to my brothers and sisters. I spent quite some time in a small shop with Maria Jesus, adorable seller who will end up offering me earrings, sharing a passion fruit juice because the warmth is almost unbearable and calls me "mi amor"... We talk a little bit, I understand her perfectly but I still have some troubles to express myself in Spanish. She asks me if I am married and have kids, and tells me she is from the north of Peru, from the amazonian region of the country, that she got married at 13 years old with a man that was more than 30 and was mistreating her, and that she ended up divorcing him around her 30's  with five children... These kind of incredible life stories that we don't hear in our developed countries, and always this will of sharing and this pleasure to receive that we don't find very often "at home". She asked me to come by and say hi when I will be back in Lima in a month. I will go back with great pleasure, as long as I manage to find again her shop in the middle of the market!

                        The oversized "Inka Market"

   I end my day walking to the coast, to watch a beautiful sun set on top of the Pacific Ocean that I see for the first time in my life. There I met a Peruvian guy directly descendant of the Incas! He teached me a few words in Quechua to get me ready for Cusco where some of the locals still use this language. It is a funny meeting: probably the only Peruvian around that knows some Swedish and has already lived three years between Finland and Sweden. I don't want to speak english so we find a balance with him speaking in Spanish and I in Portuguese that I arrange from time to time when he doesn't get a word.

                     My first time in front of the Pacific Ocean!

   My last day in Lima goes by quite fast as I need to be going to the bus station before 3pm. I take my breakfast with a really cool Uruguayan girl who gives me quite a few tips for the rest of my trip towards Bolivia, and two equatorian guys that just took a 47 hours bus ride from Quito to come to Lima a few days. We go have lunch together to try out a good ceviche in the market, Lima's specialty.
And here I am, writing from the luxury bus that is taking me to Cusco in 22 hours. But in comparison with european buses I think these 22 hours will actually be nice considering the exceptional comfort of the bus: seats extra soft, very large (3 instead of 4 per row), that can lie down almost completely, small table disponible and cushon, cover and meals included !
The next news will be about the discovery of Cusco, the acclimatization at 3400m of altitude and the so expected Machu Picchu !

                           The very good ceviche from the fruit market

mardi 8 mars 2016

Chutes devaaaaaaant !

Rio de Janeiro (RJ) - Foz do Iguaçu (Parana), 2h d'avion vers le sud, 1490 kilomètre, particularités: deuxièmes plus grandes chutes du monde en taille, premières en volume d'eau; frontière de trois pays, Argentine, Brésil, Paraguay.

   C'est parti, premier arrêt le sud du Brésil, Foz do Iguaçu, et quatre nuits dans son homologue Argentin, Puerto Iguazu. J'apprécie particulièrement que tout le monde dans le coin comprenne encore mon portugais, et j'en profite pour commencer en douceur l'utilisation de l'espagnol. A partir du 4 mars et mon arrivée au Pérou, il est fort probable que plus personne ne comprenne mon portugais...
J'atterri à 13h, après ne pas avoir entendu mon réveil et avoir courru à l'aéroport de Rio, avec des adieux déchirant mais heureusement court à mes colocs adorées. Tout le vol se passe tranquilement grace à un gentil retraité australien à mes côtés qui me distrait un peu de la tristesse de voir le Brésil s'en aller sous mes pieds.
Une fois arrivée, je cours avec mes sacs pour apprécier les chutes du côté brésilien dans l'après-midi. J'en oublie donc de troquer mes grosses chaussures de marches pour mes tongues, et pars sur la promenade des chutes. Chose à laquelle je n'avais absolument pas pensé dans tout ce tumulte: se promener sur ce qui s'appelle "la gorge du diable" (a garganta do diabo) ça mouille. Beaucoup. Très bien. J'ai un peu peur pour mon Ipad dans mon dos que je n'ai pas voulu laisser dans le casier, mais vu que j'écris ce texte c'est qu'il a survécu. Mes chaussures imperméables prouvent de leur efficacité. Je suis trempée jusqu'à l'os mais tout va bien. 
Tiens ! Il y a une autre petite attraction au bout du chemin ! Et si j'allais littéralement prendre une douche sous les tonnes d'eau de la chute, au-dessus d'une petite passerelle en grille ? Et bien entendu je n'enlève pas mes chaussures, mais pense tout de même à laisser mon sac à quelqu'un à côté. Le fait que je sois cinq minutes plus tard en train de vider mes chaussures de plusieurs litres d'eau, prouvera donc de la puissance de la douche...

                     Les chutes du côté Argentin

   Après un séchage et changeage rapide dans les toilettes, me voila parti pour le centre d'Iguaçu pour prendre le bus, si je le trouve, en direction de Puerto Iguazu. Après 30 minutes pour trouver l'arrêt et une heure d'attente, plus que 40 minutes de bus avec un arrêt à la frontière pour faire tamponner les passeports, et me voila en Argentine.
Ce soir je dors à 21h.

   S'en suive alors deux jours assez géniaux à visiter le côté argentin des chutes, et à prendre quelques douches, bien que pas aussi violentes que celles brésiliennes, et un petit bain matinale sous une gigantesque cascade. Le premier jour sera accompagné d'une française réunionaise et d'un sud coréen rencontrés dans le bus, et le deuxième d'une norvégienne rencontré à l'auberge, puis d'un ami à elle sud coréen croisé par hasard au milieu des chutes. Ce genre de rencontre étrange, quelqu'un qu'elle a connu il y a quelques mois au Machu Picchu et depuis croise constamment par hasard dans chaque pays ou elle va. Et ce n'est pas la seule histoire du genre que j'ai entendu. Le monde des backpackers est un tout petit monde !

                       Au-dessus des chutes argentines par une très belle journée

   Les deux jours suivant sont finalement un peu plus calme. Une petite visite d'une communauté d'indiens dans le coin en compagnie d'une anglaise de l'auberge, puis un tour dans une sorte de musée qui présentait l'artisanat local et où j'ai pu acheté un pot de délicieux Dulce de Leche fait maison, qui ne survivera certainement pas jusqu'à la France...
Le soir je fais un petite balade de deux heures pour aller voir les trois frontières au niveau de la rivière Uruguay au couché du soleil. Je n'y aurai pas mis les pieds mais au moins j'aurai vu le Paraguay de loin. 

                         Très beau couché de soleil sur trois pays en même temps

   Et me voila de nouveau, le sac à dos remplis, les chaussures de marche aux pieds (elles ne tiennent pas dans le sac à dos ...), prete à partir pour l'aéroport brésilien et à m'envoler vers Lima ce soir, même si je ne suis pas tout à fait sure d'être prête à quitter définitivement le sol brésilien.

Faaaaaaaaaaalls !

Rio de Janeiro (RJ) - Foz do Iguaçu (Parana), 2h flight towards the south, 1490 kilometers, curiosities: second biggest waterfalls in the world in size, first one in volume of water; border of three countries, Argentina, Brazil, Paraguay.

   Let's go, first stop in southern Brazil, Foz do Iguaçu, and four nights in its equivalent argentinian, Puerto Iguazu. It's nice that everyone here understands my portuguese and I enjoy the opportunity to slowly start using my spanish. From the 4th of March and my arriving in Peru, it is quite possible that nobody will understand my portuguese...
I land at 1pm, after missing my alarm and running to the airport in Rio, with very hard and short goodbyes tout my beloved roommies. The flight went on smoothly, thanks to a nice old australian man on my side who talked to me all through it, and distracted me a bit from the sadness of seeing Brasil getting away under my feet.
Once arrived, I run with all my stuff to manage to see the brasilian side of the falls in the afternoon. Such a hurry that I forgot to change my big walking shoes for flipflops, and went on to walk by the falls. The one thing that didn't cross my mind was that walking on a path called "the Devil's throat" (a Garganta do Diabo) does get you wet. Very wet. I was a bit scared for my Ipad in my back that I didn't want to leave in the locker, but since I'm writing this now it means it survived. And my waterproof shoes proved their worth. I was wet to the bone but alright until then.
Oh! There is another funny thing to do at the end of the path! Let's go take an actual shower under tons of water straight from the falls, standing on an open platform ? And of course I don't take off my shoes, but do think about leaving my bag to someone on the side. The fact that five minutes later I was emptying my shoes from a few liters of water shows the strength of that shower...

                                        View from the amazing Argentinian side !

After a fast drying of myself and changing clothing, I'm off to the center of Iguaçu to take a bus, if I manage to find it, to Puerto Iguazu. After 30 minutes to find the stop and one hour waiting there, just have to face 40 more minutes with a stop at the border to get my stamp, and here I am in Argentina.
Tonight I go to bed at 9pm.

                The argentinian side on a beautiful day

Follow then two wonderful days visiting the argentinian side of the falls, and taking a few more showers, although not as violent as the brasilian one, and a nice morning bath under a gigantic waterfall. The first day was spent with a French girl from the Reunion and a south Corean guy met in the bus, and the second with a Norwegian girl met at the hostel, and then with a south Corean guy friend of hers randomely met in the middle of the falls. This kind of strange meetings, someone she met at the Machu Picchu a few months before and she kept on bumping into in every country she was in. And this is not the only story like this that I have heard the last few days. The backpackers' world is a very small one!
The two following days are finally a bit calmer. A small visit to the indigenous comunity that lives close by with a british girl from the hostel, and then visiting a kind of museum about the area and local artisanat where I could buy a wonderful homemade Dulce de Leche that will definitely not make it all the way to France...
At night I went for a two hours walk to go see the three borders by the Uruguay river at sunset. I will not have been there at all but at least I saw Paraguay from afar, across the river.

                      A beautiful sunset over three countries at once

And here I am, backpack and walking shoes on (they don't fit in the backpack...), ready to leave to the brasilian airport and to fly to Lima tonight, even if I am not ready at all to leave the brasilian soil for good.

jeudi 3 mars 2016

O último minuto

Presque 6 mois. 177 jours. 4 248 heures. 254 880 minutes, encore plus de secondes.
Il est l'heure de quitter Rio de Janeiro. La Ville Merveilleuse de mon coeur. L'heure de quitter mes deux soeurs brésiliennes adoptives. Quelle sensation étrange. Familière certes, mais toujours aussi étrange. 
Je suis à la fois super excitée, cela fait un mois que je trépigne d'impatience d'être le 28 février, et aussi un mois que je le redoute. Mais maintenant plus de doutes, c'est l'heure.

                             
                  Les quartier de Flamengo, Botafogo et le Pain de Sucre vus depuis l'avion

Je quitte à présent Rio, mon dernier chez moi, une boule au coeur et l'excitation au ventre.
C'est parti pour l'aventure, la vraie ! J'embarque d'ici peu pour Foz do Iguaçu au sud du Brésil. Je vais passer la frontière et passer quatre jours en Argentine pour profiter des deuxième plus hautes chutes du monde. Et le 3 mars, me voila déjà m'envolant pour Lima, cet Eldorado dont j'ai rêvé pendant si longtemps.

Mon avion m'attend, je met mes 17kg sur mon dos pour la première fois cette année et pour la première fois de nombreuses à venir dans les trois prochains mois.
Au revoir mes Amores, mes soeurs de coeur. Vous savez à quel point je suis heureuse de vous avoir croisés, vous savez que dès que possible vous reverrez ma tête de fausse-gringa, presque-carioca. Promis je reviens, très vite.
Tchau as minhas Amores, as minhas irmãs de coração. Sabem quanto que agradeço ter tido a sorte de ter cruzado os seus caminhos, sabem que tão logo que possivel vocês vão ver de novo a minha cara de falsa-gringa, quase-carioca. Prometo voltar, jà.

                                  
                                      Derniers moments avec mes soeurs brésiliennes...

O último minuto

Almost 6 months. 177 days. 4 248 hours. 254 880 minutes, even more seconds.
It is time to leave Rio de Janeiro. The Wonderful City of my heart. Time to leave my two adopted brasilian sisters. What a strange sensation. Familiar indeed, but always as strange.
I'm super excited, have been waiting for a month, failing patience, to be the 28th of February, and also a month that I fear it. But no more doubts now, it is time.

                                  
                                 Flamengo, Botofago and the Sugar Loaf from the plane

I leave now Rio, my last home, with a heartache and excitation in my feet.
Let's go for the adventure, the real one! I board in a few instant for Foz do Iguaçu in the south of Brasil. I will cross the border and spend four days in Argentina to enjoy the second biggest water falls on Earth. And the third of March, I will already be flying towards Lima, this Eldorado I've been dreaming of for so long.

My plane is awaiting me, I put my 17kg on my back for the first time this year and for the first time of many in those coming three months.
Goodbye my Amores, my heart sisters. You know how much I am glad to have crossed your paths, you know you'll be seeing again my false-gringa, almost-carioca face as soon as possible. I swear to come back, very soon.
Tchau as minhas Amores, as minhas irmas de coraçao. Sabem quanto que agradeço ter tido a sorte de ter cruzado os seus caminhos, sabem que tao logo que possivel vocês vao ver de novo a minha cara de falsa-gringa, quase-carioca. Prometo voltar, jà.

                                     
                                             The last night with my brasilian sisters !

mercredi 2 mars 2016

Samba !

Aaaah le Carnaval de Rio. La Samba, le soleil, la joie, les femmes pulpeuses en tenue sexy et en plume qui dansent et défilent sur des rythmes andiablés et sous les paillettes...

          Le défilé de préparation technique au Sambodromo (sans déguisements)

Bon je vais peut-être vous décevoir un tantinet mais le carnaval ce n'est pas que ça ! Et surtout c'est ça si vous avez la force physique et l'argent pour assister aux défilés.
Laissez-moi vous expliquer. Le carnaval se compose de deux choses. D'une part les défilés et de l'autre les "blocos" de rues.
Les défilés. Rio compte douze écoles de samba qui défilent au Sambodromo dans toutes les nuits du week end du carnaval. Ça comence vers 21h et dure généralement jusqu'au petit matin. Le cout pour assister aux défilés est variable selon la tribune mais au minimum environ 300 reais (donc environ 75 euros) mais les prix peuvent facilement s'envoler.
Chaque école dispose de 90 minutes pour parcourir le Sambodromo. Elles sont notées par des jurés sur leur musique (une nouvelle samba est composée chaque année par chaque école), leur danse, leurs costumes, leur créativité pour les charts, leurs jeux de lumières, leur beauté d'ensemble ... Enfin TOUT ! 
Le mercredi suivant le carnaval (qui fini le mardi), vers 16h, les notes sont dévoilées, et le classement officiel est fait. Mais ça ne s'arrête pas là. Le samedi suivant, dia das campeas (jour des championnes), les cinq meilleures écoles défilent une dernière fois.

                             
                         Un très bon bloco à pieds dans le quartier de Santa Teresa

L'envers du décors des défilés, le carnaval populaire, ce sont les "blocos". Ce sont des groupes de musiques, juchés sur des camion qui parcours les rues, à pieds, sur des scènes fixes, enfin tous les moyens sont bons. Ils peuvent durés de quelques heures à toute la journée, il y en a plusieurs centaines dans tout Rio, les programmations sont compliquées et changent tout le temps...
Et là, tout le monde sort déguisé, les visages maquillés de paillettes et perles en tout genre. L'idée est de réussir à sortir de la maison beau (je vous promet que porter des déguisements, des paillettes et autres par une chaleur où l'on transpire même lorsqu'on ne bouge pas n'est pas chose aisée), tout en sachant que de toute façon d'ici à 1h on sera tous trempés de sueur (je vous le rappelle, il fait TRÈS chaud), ou d'eau (quand des gentils voisins arrosent les rues), que les perles vont vite tomber, que le maquillage va couler... 
Les rythmes de sambas et tout autre musiques vous embrasent pendant quatre jours de folie, à partir au petit matin pour les plus téméraires et à rentrer la nuit tombée ou bien plus tard...

                         En tant que danceuses en tongues ;)

J'ai adoré ces jours de fêtes. Je n'ai pas réussi à les appréciés autant que je l'aurai voulu malheureusement à cause de la fatigue, mais ce fut une espérience géniale, et j'ai hate à mon prochain carnaval !
J'ai surtout apprécié une chose, c'est que l'alcool n'était pas omniprésent dans cette fête. Bien sur il était présent, il y avait quelques bourrés, mais dans l'ensemble c'était très raisonnable et ça a rendue la fête d'autant plus appréciable. La bière se buvait plus comme un moyen de rafraichissement sous le soleil de plomb, et toute les heures nous n'avions de toute façon qu'une envie: de descendre une bouteille d'eau fraiche, tellement la chaleur et la sueur nous déshydrataient !!!

                                     
                                              Quatre sirènes avec des pieds ;)

Voila pour la petite description du fameux carnaval de Rio. C'est court, et je ne le vend peut être pas de la meilleure manière mais c'est une fête qu'il faut vivre pour comprendre. Désolé, maintenant il va falloir que vous veniez de vous-même !

                                
                                Un bloc de nuit sur scène en dessous du Christ! 

Samba !

Aaaaaah, Rio's Carnival. Samba, sun, joy, sexy women wearing feathers dancing and parading on crazy rythms and under rains of glitters...

               The Sambodromo during the technical preparation parade (without costumes)

Ok, I might disappoint you, but Carnival isn't only this, and more than anything, it is this if you have the physical strength and the money for it.
Let me explain. Carnival is made of two parts. One is the parade and the other are the streets "blocos".
The parades. Rio counts twelve samba schools that parade at the Sambodromo all nights of the Carnival's weekend. Starting around 9pm and usual lasting until the early morning. The cost to assist there changes depending on your placement but goes from 300 reais (about 75 euros !) and can get pretty high.
Each school has ninety minutes to cross the Sambodromo. They are graded by judges over their music (each year, each school composes a new Samba with a different theme), their dance, their costumes, their creativity for the cars, their lights, their general beauty... Well over EVERYTHING!
The wednesday after the end of the carnaval (tuesday), around 4pm, the classment gets out. But that is not it. On the next saturday, dia das campeas (day of the champions), the best five schools parade one last time.

                            
                      A really good marching street bloco in the Santa Teresa neighborhood

The backstage of all of this is the popular carnival, the "blocos". They are bands, on trucks or foot that walks the streets, or on stages, well in anyway outside in the street. They can last from a few hours to the entire day, they are a few hundreds in all of Rio, the programs are very confusing and change all the time...
And there, everybody goes dressed up, with great make up full of glitters, pearls... The idea is to manage to get out of the house pretty, knowing that in one hour you'll be soaked in sweat or water (when nice neighbors decide to wet the streets, the pearls are gonna fall quite fast, the make up is gonna come off...
The Samba rythms and any other music will embrace you during four days of pure foly, from the early morning for the best of them, until after night fall or even way later...

                                 Going out as dancers in flip-flops !

I loved these days of parties. I didn't succeed in doing as much as I wanted to because of an unfortunate tiredness, but that was an amazing experience, and I am really looking forward to my next Carnival!
I especially liked one thing, alcohol wasn't omnipresent. Of course it was there, and there were a few drunk people, but mostly that quite reasonable, and that made the party so much more enjoyable. Beer was being drunk more as a way to refresh yourself under this strong sun, and anyway we were just drinking down about one bottle of water per hour to not get dehydrated!!!

                                             
                                                Going out as mermaids (with feet ;) )

So here is my small description of the famous Rio Carnival. It's short, and I might not sell it the best way but this is a thing you need to live to understand. Sorry, I guess you will have to come over to see for yourself !

                                    
                                             A night bloco on a stage under the Christ