Ville - Ouro Preto; Habitants - 70 000 (ouropretano/a); Altitude - 1 179m; Distance - 413km; Trajet - 7h de bus
Voila mon premier petit voyage sur le territoire Brésilien. J'ai quatre jours de libres avec un lundi férié et en séchant les cours une journée ;)
Avec quatre jours, je peux enfin sortir de l'Etat du Rio de Janeiro (nom de l'Etat, en plus de la ville, qui en est sa capitale), direction l'Etat du Minas Gerais (Mines Générales) en compagnie de Paula, une amie de classe Argentine.
Mais comme ce pays est gigantesque, dire que je vais dans le MG, c'est large. Je me rend donc à Ouro Preto (Or Noir d'où le titre de l'article... Pas bête tout ça !), une des rares citée coloniale conservé telle quelle entre architecture coloniale et rues pavées. La ville à été construite au tout début de la colonisation du Brésil pour une raison bien simple: on y avait trouvé de l'or ! Ou plutot de l'or noir (avant épuration), en raison de sa contamination en fer.
Ouro Preto aujourd'hui est une petite ville étudiante, sa première université (l'école des Mines) y a été construite il y a 139 ans, sur la place Tiradentes (la principale de la ville. Pour les infos sur Tiradentes je vous laisses vous renseignez, mais je vous dirai juste que ça veux dire Arracheur de Dents, et que c'était une personne ... ;) ). Une petite ville donc, remplie de Repùblicas, qui sont des maisons partagées par des étudiants, avec une grande histoire de traditions. Chaque Repùblica fête son anniversaire le 12 octobre, celle ou j'ai dormi fêtait ses 35 ans mais il y en a des bien plus anciennes, chacune forme une sorte de cellule familiale pour les étudiants loin de leur famille. Chaque personne ayant vécu dans une Republica y est le bienvenu pour le restant de ses jours, a son portrait sur un mur de la Republica dédié aux portraits de ses habitants, et quand cette personne meurt, les habitants actuels mettent un ruban noir sur un angle du portrait, mais la photo y reste pour toujours. Il existe également un mur avec les portraits des grands amis de la Repùblica, ils sont généralement peu et tout comme les résidents, y sont les bienvenus quand bon leur semble !
La seule chose à faire quand une personne revient quelques jours dans sa Repùblica est de retourné son portrait face au mur.
J'ai donc passé quatre jours dans le Favinho de Mel (la ruche de miel) en compagnie que quelques unes de ses Abelinhas ainsi qu'anciennes Abelinhas (diminutif affectueux de Abeilles). Il faut savoir que nous y étions le week end du 12 Octobre, qui, nous l'avons appris après l'achat des billets de bus, est LE week end annuel de commémorations de la fondation des premières Repùblicas et plus précisément cette année, les 139 ans de la fondation de l'Ecole des Mines par un français ! Donc: du vendredi au dimanche soir, CHAQUE Repùblicas d'hommes organisent des fêtes nuits et jours, avec bière gelée (non pas fraiche, gelé comme les aiment les brésiliens - uma gelada désigne une bière !) à volontée, et bizus pour vous servir (ici ils s'appellent Bixo, et doivent plus ou moins servir une Repùblica pendant quelques temps pour y être accepté). Et en générale, les groupes de filles font le tours des Repùblicas où elles connaissent des gens, les unes après les autres, pour y faire la fête, nuit ET jour.
Mais une spécificité de cette ville importante à noté ici, est qu'elle est construite dans les montagnes brésiliennes, et PAVEE. ça peut paraître un détails mais c'est important: ne surtout pas mettre de talons pour sortir, d'ailleurs, pas une seule fille n'en porte dans cette ville, et les boutiques n'ont pas l'air d'en vendre beaucoup. Et la marche est particulièrement difficile sur ses pavés grossiers avec des montée et descentes particulièrement abruptes. Après quatre jours, je peux sentir mes mollets comme si j'avais couru cinq marathons.
Bon, les fêtes et la bière c'est bien beau, mais vous allez me demandé ce qu'on peut bien voir d'intéressant dans une ancienne ville coloniale au milieu des montagnes...
Et bien beaucoup de choses ! La ville en elle-même vaut largement le détour. Un dépaysement totale des l'arrivée. Je ne me remet d'ailleur toujours pas du fait que des voitures arrivent à y circuler...
Une particularité d'Ouro Preto sont ses églises. Des églises coloniale à l'architecture magnifique et des intérieur parés de mille et une dorures. Pour tout vous dire, elle ne compte pas moins de dix-neuf églises et chapelles pour 70 000 habitants...
Bien sur, dans le Minas Gerais, il faut s'assurer de manger plusieurs fois par jours les délicieux Paes de Queijo, les meilleurs du pays (pains au fromages traditionnels du Brésil, mais surtout de la région). J'ai donc fais quatre jours de diete spéciale avec entre 2 et 4 pao de queijo par jour ;)
Mais il n'y a pas que la ville d'intéressante. Pour notre part, nous sommes allées visité une mine (on est dans l'Etat des Mines Générales tout de même...), avec un petit lac souterrain et un petit train pour y descendre. Très pitoresque tout ça !
Et avons fini le séjour en beauté, avec une visite des cascades des Andorinhas. Pas les plus belles de la régions (ils y en a beaucoup aux alentours), mais les plus faciles d'accès pour nous, deux filles sans voitures, dans un Etat inconnu, un jour férié. Et je pense que même sans être les plus belles, elles valaient bien le détour ! Surtout une grande cascade qui se trouve dans une grotte. L'entrée n'y est pas des plus faciles mais les jours fériés de chaleur, le lieu se transforme en la piscine municipale de la ville ...
D'autres minis cascades avec bassins d'eau sont bien agréables également pour se détendre au soleil, dans l'eau cristalline sur les pierres de terre rouge. Faire attention tout de même: la terre rouge sa tache ! Je ne sais pas encore si je vais pouvoir récupérer mon maillot de bain, mais pour jouer aux indiens et se faire des marques de guerrier c'est parfait ;)
Les bassins dans la terre rouge, et la fameuse Pedra de Jacare, sur laquelle je n'ai pas osée m'aventurer...
Pour finir sur une touche rigolote je voudrais vous conter quelques traditions estudiantines de la ville. Bien entendu il y a une tradition de Bizu (Bixo) mais bien plus soft qu'en France, et la plupart disent que ce fut leur meilleurs période en temps qu'étudiant dans la ville. Une fois accepté dans la Repùblica, l'ancien Bixo gagne un surnom qui sera utilisé comme une sorte de seconde identité avec les autres étudiants. Les surnoms sont en général assez humoristiques.
Chaque Repùblica possède un hymne. Une ou deux phrases scandées lors des fêtes au sein de la Repùblica alors que tout le monde lève son verre.
Et enfin, la plus drole. Celle que je rêverai de voir: le roulement.
Oui, oui. Pendant les fêtes, quand ils ont déjà un peu bu, les étudiants peuvent se mettre à rouler sur le sol. C'est considéré comme tout à fait normal! Enfin, ça l'était il y a encore juste quelques années, mais cette tradition commence à diminuer.
Tout ça pour dire qu'Ouro Preto fut testé et approuvé. Alors roulons-nous parterre et apprécions la vie !
J'ai peut-être le vertige, mais je ne me refuse pas la descente dans une grotte qui abrite une cascade!





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