samedi 8 août 2015

Mon Chocolat


  Penser, organiser un voyage c'est tout d'abord un sentiment, une sensation. Cela fait plusieurs mois que je me mets à rêver lorsque j'entend "Amérique du Sud". La première fois que j'ouvre mon guide de voyage, c'est ce que je ressens qui me fait voler.
C'est un sentiment qui se doit d'être décrit s'il ne peut être vécu.


   Avant de faire le voyage même, lorsque je vois ce guide de l'Amérique du Sud sur la table devant moi, ce gros bouquin de plus de 400 pages pleins de couleurs, me vient une envie irrésistible de l'ouvrir. Et c'est une fois ouvert que la magie opère. En lisant les premières pages, j'ai des fourmis qui se baladent dans mon ventre, mes jambes s'énervent... Vous savez, quand vous êtes tellement stressé que vous ne pouvez pas rester en place ? Voila. Tout ce stress que la vie crée, quand j'ouvre ce gros livre, se transforme en une impulsion positive. Les fourmis dans le ventre, cette sensation de faim alors que je viens de manger: j'ai faim du voyage qui m'attend, de ces magnifiques pays et personnes que je vais rencontrer. Les muscles énervés de mes jambes, cette impossibilité à rester en place sur mon canapé et à lire plus de deux pages à la fois: j'ai envie de courir à travers les continents.

Mon corps entier me réclame de bouger, mais de bouger loin. Loin des habitudes connues, loin des gens connus, loin des paysages connus.
Mon corps entier veut prendre des avions et des bus à la rencontre d'un autre monde, parce que le mien ne me suffit pas.

Mon coeur bat la chamade dans l'attente interminable du départ.
   Plus je me rapproche du départ, plus mon corps s'énerve. Le voyage est ma drogue, littéralement. Une drogue dure dont le sevrage durant quelques mois entre deux prises entraine ce stress envoûtant.
Si mon addiction est plus difficile à voir qu'avec une réelle drogue, elle s'assimile probablement à l'addiction qu'éprouve les sportifs lorsqu'ils courent. Une bonne drogue, celle qui délivre une quantité phénoménale d'endorphine dans le corps.


   Le voyage est à moi ce que le chocolat noir est à la tristesse.

                                     
Deux carrés de chocolat dans le ciel Néerlandais ...

                   

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